The Brand Gap : un livre court, une claque longue durée
Je n’ai pas grandi en lisant des livres en anglais.
Et honnêtement, je ne lis pas vraiment en anglais.
Je déchiffre. Je traduis dans ma tête. Je galère parfois.
Alors autant vous dire que quand j’ai vu que The Brand Gap n’existait pas en français, j’ai soupiré. Fort.
Mais voilà.
J’écris un livre sur la Marque. Et si je veux que ce livre ait du fond, de l’angle, de la valeur, je dois aller chercher là où les ressources se trouvent.
Et là où elles se trouvent, c’est souvent… en VO.
Merci Google Trad.
Lire en anglais avec un nom espagnol (et une dyslexie en bonus)
L’expression “parler comme une vache espagnole” m’a toujours fait rire.
Je m’appelle Gumez. Espagnol, donc. Et pourtant, je parle moins espagnol qu’anglais.
Dyslexique, pas fan des langues, allergique aux versions originales… mais passionnée.
Et malgré tout ça, j’ai lu The Brand Gap. Et je suis fière.
Parce que ce n’est pas qu’un petit livre qui se lit vite.
C’est une pépite. Un concentré de bon sens, d’intelligence, de clarté.
Pourquoi j’ai lu The Brand Gap ?
Parce que j’ai commencé à écrire un livre sur la marque.
Un livre que j’ai d’abord pensé comme très théorique, structuré, presque universitaire.
Et puis, comme souvent avec moi, c’est parti dans une toute autre direction :
🎯 Un livre qui s’appellera probablement Comment devenir une Marque qui tue.
Un titre un peu provoc’, un peu rock’n roll.
Mais avec une vraie ambition derrière : aider les entrepreneurs à comprendre ce qu’est une vraie marque, au-delà du logo, du storytelling et des posts LinkedIn.
Et pour ça, il me fallait des bases solides.
Pas juste du rêve. Du concret. Du stratégique. Du Marty Neumeier.
Ce que j’ai retenu de ce livre
1. Une marque, ce n’est pas ce que vous dites. C’est ce que les gens ressentent.
Ce postulat est simple… mais redoutable.
Parce que ça veut dire que votre marque ne vous appartient pas vraiment.
Elle vit dans la tête des autres. Dans leurs perceptions. Leurs souvenirs. Leur bouche à oreille.
C’est vertigineux. Et libérateur.
2. La marque, c’est le pont entre la stratégie et le design.
Neumeier parle de « Brand Gap » : ce fossé entre la logique business et la créativité.
Et son objectif est clair : réconcilier les deux.
Parce que tant qu’on pense que le branding, c’est “juste un logo”, on passe à côté du sujet.
Une vraie marque, c’est un système vivant, cohérent, qui guide vos choix, vos produits, vos messages, vos recrutements, vos relations.
3. La simplicité est une force.
Ce livre n’a pas 400 pages. Il n’a pas de jargon pompeux.
Et pourtant, il dit plus de choses en 100 pages que beaucoup de formations à 2000€.
💡 The Brand Gap, c’est le genre de livre qu’on devrait offrir à chaque créateur d’entreprise.
Parce qu’il pose les bases. Et parce qu’il donne envie de créer quelque chose qui a du sens.
Ce que ce livre a provoqué chez moi
J’ai compris que je n’étais pas “trop perchée”.
Pas trop créative. Pas trop passionnée.
J’ai compris que Bananas Studio avait le droit de rêver, de créer des stratégies artisanales, de parler de vision avant de parler de catalogue.
Et surtout, j’ai compris que je n’étais pas seule à vouloir réconcilier fond et forme.
Et maintenant ?
Je vais lire les autres livres de Marty Neumeier.
Mais à mon rythme. Parce qu’ils ne sont pas traduits.
Mais franchement, ça vaut le coup.